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Répétitions

September 09, 2021

今天手术后第一次去见心理咨询师。去之前担心会不会说话困难,会不会影响伤口等等,但最终进行得很顺利!可喜可贺。

以下是今天的一些感想。

J’ai une tendance à éviter de répéter des choses à ma psy. J’ai l’impression que cela serait un signe de blocage : que je n’ai pas bien «reçu ma leçon», ou que je ne fais pas assez de progrès. Du coup j’essaie d’éviter, ou au moins montrer que j’ai le souvenir d’en avoir déjà parlé.

Mais ce midi en rentrant, je me suis dit que finalement ce n’est pas un problème. Les pensées négatives, quant à eux, sont déjà répétées des milliers de fois dans ma tête. Alors, pourquoi ne pas répéter aussi les pensées dites «positives», ou celles qui pourraient d’abord mettre en question les schémas de pensée existants ? Parce que ce n’est pas aussi simple de changer. Ce n’est pas comme si on connait une vérité, le comportement changera automatiquement et une fois pour toutes. S’il y a eu un «frayage» de système nerveux par répétition pour le mécanisme actuel, alors un nouveau mécanisme en aura également besoin.

Et puis, quand on revisite une scène et recommence à le raconter, on a une nouvelle liberté d’interprétation. On n’est pas obligé de rester sur une même narrative. Par contre, c’est maintenant possible d’entrevoir d’autres chemins, d’avoir une nouvelle compréhension de ce qui se passe. De confirmer ou de mettre en perspective ce que l’on a dit au début…

Par exemple, j’ai déjà parlé sur la découverte de la tumeur dans ma bouche il y a quelques années; comment j’en veux à mes parents de ne pas avoir fait quelque chose assez tôt (pour éviter toutes souffrances suivantes); comment la période entre l’été 2014 et l’opération en 2015 a été sans-souci et même magique pour moi (en contraste avec la vie après cette rupture ou catastrophe — le trou sur le palais).

Mais, quand je retournais une fois de plus sur cette scène, certains détails oubliés se sont révélés et ont modifié le sens global. D’abord, la tumeur n’était pas découverte juste avant l’opération, mais en 2014. Il y a eu un an d’écart entre ces deux évènements. Je pouvais très bien aller à l’hôpital et me faire traiter. Par contre, c’est possible que j’aie voulu le fuir, et prétendre qu’il n’y ait rien. J’avais besoin d’une période «tranquille», où je pouvais être sans-souci. Il n’y a pas vraiment eu de l’insouciance, et j’espérais toujours que ma mère se rende compte de ça, et qu’elle fasse quelque chose pour moi… Bref, c’est seulement un exemple parmi d’autres.

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