Je vais essayer d’écrire davantage en français à partir de maintenant

21.09
Hier je me suis levé cinq heures et demie. Je n’arrivais pas à dormir longtemps. Le matin j’ai lu quelques pages et écrit pendant une heure. Ca fait du bien.

Vers cinq heures l’après-midi, j’ai fait du yoga, après avoir couru dehors. J’avais essayé de reprendre mes idées de projet, afin de m’inspirer pour les projets de 3ème année ici à l’ENSTA. J’ai trouvé un note qui datait de novembre 2014, dans lequel je listai beaucoup de projets — de photographie. Mais j’en n’ai réalisé rien. Assez normal. Je le savais déjà. Il est inutile de me demander sans cesse quel chemin doit-je choisir: la science ou les arts. Rien ne m’empêche de faire des projets, d’y mettre du temps, de concevoir et imaginer, et il faut seulement que je prenne de l’initiative. Autrement dit, la choix n’est pas entre deux voies divergentes, mais entre faire et ne pas faire. Et la convergence m’attend.

Un parmi ces projets a attiré mon attention. Et pendant que je me reposais sur le tapis de yoga, il me vient des idées vives et véloces. J’ai du m’arrêter, et sauter d’une idée à l’autre. Enfin je les ai tous noté et ce qui reste maintenant c’est d’exécuter.

Donc après une très courte session de Yoga, je m’allongeais sur le sol et méditais. C’était serein et tranquille. Les soucis quotidiens m’ont lâché et je suis entrée dans un communion aérien avec tout l’espace. Soudain je me suis réveillé et rendu compte que j’ai endormi. Cependant je n’ai pas une mesure de la durée de mon somnolence. On dirait une résurrection. Une merveille silencieuse.

(17.09)

  1. Le vendredi après-midi, après avoir fini un cours très ennuyeux – SysML, j’ai eu un peu de temps pour faire quelque chose. C’est quand même intéressant que parfois on doit simplement écouter son corps: ce qu’il dit sur le moment.
  1. Avant de partir pour Suisse, dans le mois d’août, j’ai eu un tel goût pour lire, et je lisais des livres l’un après l’autre sans perdre de passion. Mais maintenant je ne peux plus sentir ce genre de force dans mon corps ni dans mes yeux.
  1. Ca arrive de temps de temps de sentir mal dans ma peau, de soupçonner que mes lunettes ne soient pas balancé sur mon nez, que l’une lentille est plus proche d’un oeil, bien que l’autre est un petit peu plus éloigné. A fin de mesurer cet différence, de me dissuader ou de verifier que mes sensations sont accordées au monde réel, j’ai regardé longtemps dans le miroir, collé mon visage au mur pour voir quelle lentille le touche le premier. Et finalement, sans que une conclusion soit obtenue, j’ai laissé tomber cet affaire, et recommencé à lire. Après quelques moments, j’ai senti de nouveau une occultation des cadres de mes lunettes. Tout à coup ils ont prise une forme dans mon champs de vision ainsi que ma conscience, ces lignes noirs, mous, spectraux mais non négligeables. J’ai donc arrêté de lire et commencé à écrire.
  1. (a) Cette historie peut bien servir comme un exemple de la parole de corps: c’est-à-dire, il ne voulait pas lire (que je lise) ce jour-là. Et ce que j’ai entendu vendredi, c’est qu’il y a un manque de mouvement. Mon corps il a envie de bouger. De respirer, de transpirer, de s’inspire de la vision en mouvement. Cependant, il y avait aussi une lassitude, inertie ou apathie dans un endroit indéterminable dans mon corps, ou dans mes pensées. Enfin, j’ai eu assez d’énergie pour une course. C’était 18h environ, le campus était presque vide. Il fut aussi vide le jour que j’arrivai il y a un an. Je me suis souvenu le chemin montant vers les montagnes en suisse, et je me suis dit que c’est bien plus facile de courir maintenant sur ce plateau plat. Il faisait beau, les nuages longues nageaient en group, entourant le ciel devant moi. A droit des corbeaux aux plumes lisses erraient sur la pelouse. Le soleil couchant les peignait avec une teinte rose, ainsi que les ombres étendues traversés le fond vert en bas. Et mois je courais en un rythme incertain, comme mes idées qui suivaient une cadence. Cela faisait du bien, chaque fois j’ai pu le constater.

A. Ici de loin je peut voir les enfants jouer au football. Une joie simple.

B. Ecrire et s’exprimer dans une langue étrangère: une joie complexe mais non compliquée! Au moins n’est pas si compliquée que j’ai imaginé..

C. Dans un sens rien ne se passe dans ma vie, dans l’autre il y a tant de sensation à transcrire que je n’en peux pas avec tous mes forces. Les nouvelles idées ne cessent guère de monter à la surface en même temps que j’enregistre le flux dont elles appartiennent.

D Ca prend plus d’énergie d’écrire en français.. Peut-Être mon cerveau est en train de créer des millions de nouvelles connections chaque seconde que j’écris..

  1. (b) Quand j’ai terminé cette courte course, je me suis promené près d’un terrain inutilisé, ou parmi des belles plants larges et silencieuses j’avait apprécié la beauté de Ethics de Spinoza. Et j’ai réfléchi un peu, sans un but fixé. Soudain je me suis rendu compte que le plus grande problème voire la possibilité d’améliorer mon français c’est de changer l’intonation. Jusqu’a maintenant, d’une défiance et d’une peur de la douleur, j’ai toujours parlé avec une intonation montante comme en question, et jamais assez fort. Cet vendredi après-midi, seul dans le champs, j’ai parlé avec moi-même bien fort, et c’était tout-à-fait merveilleux. Ca a changé complètement ma voix.
  1. Courir aujourd’hui matin, 15.09 (20.09) (Pourquoi j’écris toujours avec un retard?)

Et ce matin, je me suis levé tôt, et je suis arrivé à me mettre à courir quand il faisait encore en peu sombre. De mon fenêtre je pouvais voir un brouillard léger flottant au-dessus de sol. Lorsque je suis descendu dedans, je le voyais déjà différemment. Comme un écharpe de soie blanc qui était très frais et humide, qui disparaissait dès que on l’approchait (j’ai presque oublié comment on doit utiliser les temps…).

De nouveau je me trouvais près du terrain de l’X, et cette fois les corbeaux inconnus m’ont accompagné. Le rose du matin et du soir est différent je crois, mais je ne peux pas dire quelle est la différence. Dans peu de temps le soleil est sorti des hauts des arbres, et projetait une longue ombre devant moi, qui se déplaçait avec la même vitesse. Et quand je retournais, j’ai fait retombé le soleil, qui est devenu un peu plus luisant.

  1. Je suis allé voir le film ‘Lou et l’île aux sirènes’ un autre jour. Peu après le debut j’étais gagné par une émotion indistincte, et des larmes sont montées aux yeux par surprise. Je suis peut-être ému par la musique est les mouvements plutôt que le plot. Et vers la fin, je suis encore saisie par une grande liberté qui n’était pas entièrement issue du film.

0.
从九月一日开始在瑞士游玩了十天,回来时巴黎也已是秋天。宿舍里有些寒冷。晚上睡觉时,关上窗几乎听不到外界的声音。

睡前常常会读几首和歌:

人もがな見せも聞かせも萩の花さく夕かげのひぐらしの声 ー和泉式部

秋の露や袂にいたく結ぶらん長き夜あかず宿る月かな ー後鳥羽院

1.
大概六月份开始断断续续在学意大利语。最早去年去意大利之前就买了本英文教材 Easy Italian Step by Step(当时学法语也是这系列),不过因为没有配套音频所以并没有坚持多久。今天翻了一下已经基本忘了,可喜可贺。今年尝试 Mosalingua, 效果不错但只适用于背单词。昨天在 Fnac 上订了一套 Assimil 的意大利语教材,今天就收到了。翻看了一下感觉不错,希望可以系统地学下去。目标是在年底之前读完一本原版的 Primo Levi.

快递包装盒里还有一张纸,用各种语言写着「谢谢」。有一个词是 obrigado, 感觉与「ありがとう」十分相似,查了一下原来是葡萄牙语。

为什么要学这些语言呢?
为什么不?

2.
自由。运动。时间。这一周在上课时会想到这些。

在瑞士的十天里感受到了许多。出发前 O.V. de L. Milosz 诗集中读到的莱蒙湖,九号在洛桑傍晚的夕阳中看见。一种与之前见过的湖泊或海洋都不同的美感。还有 Aletsch 冰川,或是在 Zermatt 见到的山峰。照片固然不能传递感情,用文字写出似乎也需要准备的时间。

在之前会问自己想做什么。现在更多会问:想怎样读过自己的时间。或者说,度过这一刻的时间究竟意味着什么。在从 Lauterbrunnen 到 Wengen 困难的山路上,我思考着这个问题。同时思考着的,还有是否应该选择就此返回:我是否可以沿着这条路进行到底?

虽然知道自己写得十分混乱,不过目前只能做到这样。开学这三天里一直感到一种压力,时刻都觉得时间不够了。不够做什么?躁动的心境。或许应该休息一下寻找平衡与平静呢。